Procureur de la République au Togo, Robert Bakaï est connu du monde politique local pour avoir participé à de tumultueuses affaires politiques. Il a par exemple procédé à la perquisition très médiatisée du domicile de Kpatcha Gnassingbé, député et demi-frère de l’actuel Président de la République Togolaise Faure Gnassingbé. C’était en avril 2009 et le Procureur Robert Bakaï est allé outre l’immunité diplomatique de l’accusé. Ce dernier a été arrêté pour « Flagrant délit d’atteinte à la sureté de l’État ». Cette action de Robert Bakaï a été largement critiquée par les personnalités politiques locales. De plus, le dossier est resté au point mort jusqu’à aujourd’hui alors que les personnes arrêtés sont en prison depuis 20 mois.


Robert Bakaï, proche de Faure Gnassingbé (Président de la République et membre du parti RPT) revient sur les devants de la scène lors de l’élection présidentielle de mars 2010. Alors que Faure Gnassingbé est déclaré vainqueur de la dite élection, une grande partie de la population togolaise se soulève et certains partis déclarent qu’ils détiennent des preuves de fraudes et d’irrégularité. Le Procureur Robert Bakaï monte de nouveau au créneau et procède à des arrestations et des perquisitions illégales. Il confisque alors les éventuelles preuves que détiennent ceux qui s’opposent aux résultats de l’élection et ne s’inquiète pas de se faire critiquer de tous les côtés. Il est même qualifié de honte de la justice togolaise puisqu’il cautionne des arrestations et des emprisonnements arbitraires. Et les militants de l’opposition sont les seules victimes de ces actions « illégales ». Ceux-ci sont d’ailleurs arrêtés à Lomé pour la plupart et transféré de nuit à la prison civile de Kara, ce qui inquiète vivement leurs familles et les organismes agissant dans le domaine des droits de l’homme.