Patrick Devedjian, avocat de formation, est d’origine arménienne. Il est né dans la région parisienne car son père a dû quitter la Turquie suite au génocide arménien.
C’est la guerre d’Algérie qui ravive en lui le souvenir du génocide déjà fui par son père, et qui le pousse à se diriger très jeune vers la politique.
Après une maîtrise de droit à Assas, Patrick Devedjian entre à l’Institut d’Etudes politiques de Paris. En 1964, comme Alain Madelin, Patrick Devedjian rejoint le groupe activiste d’extrême droite « Occident ». Il y reste deux ans, et a depuis longuement regretté publiquement son « erreur de jeunesse ».
Patrick Devedjian est avocat au barreau de Paris depuis 1970. Il a défendu entre autres Jacques Chirac et Charles Pasqua.
Proche de ce dernier, il se rapproche du RPR, qui vient d’être fondé, et dont il rédige les statuts.
Elu député en 1986, Patrick Devedjian est membre jusqu’en 2002 de la commission des finances.
En 1995, lors de la campagne présidentielle, il supporte, tout comme Nicolas Sarkozy, Edouard Balladur. Ce sera, on le sait, Jacques Chirac qui l’emportera, ce qui le plongera dans une période un peu creuse au sein de RPR. Lorsque Jacques Chirac est réélu en 2002, Nicolas Sarkozy est nommé ministre de l’intérieur. Patrick Devedjian intègre alors le gouvernement en devenant ministre délégué aux Libertés Locales.
Lorsque Nicolas Sarkozy est nommé à l'Économie et aux Finances, Patrick Devedjian devient ministre délégué à l'Industrie jusqu'en mai 2005, date à laquelle il n'est pas repris dans le gouvernement Villepin.
Comme conseiller politique de Nicolas Sarkozy, Patrick Devedjian est l’un des premiers membres de l'UMP à se prononcer publiquement pour le retrait du CPE, bien qu'il ait préalablement défendu à plusieurs reprises cette mesure. En 2007, il soutient Nicolas Sarkozy à l’élection présidentielle. Lorsque celui est élu, il lui succède à la présidence du Conseil Général des Hauts de Seine. Le secrétaire général de l’UMP en partage la direction avec Jean Pierre Raffarin.
Très engagé auprès de la communauté arménienne qui sont ses racines, Patrick Devedjian est un fervent défenseur de la reconnaissance du génocide arménien par la Turquie. Il est d’autre part opposé à l’entrée de la Turquie dans la Communauté Européenne, affirmant que le pays n’assume pas son passé, ne reconnaît pas certains membres de l’UE comme Chypre, et persécute les Kurdes.