On l’avait remarqué pendant la campagne présidentielle pour son ton souvent acerbe, voici le grand retour de Nadine Morano, l’une des porte-parole de l’UMP, fraîchement nommée secrétaire d’état à la famille au gouvernement. Et pourtant, ce n’était pas gagné : Nadine Morano a en effet vécu une cuisante défaite lors des dernières élections municipales dans la ville de Toul, où elle se présentait. Battue largement par la candidate socialiste Nicole Feidt à Toul, la proche de Nicolas Sarkozy s’est vue attribuer, non sans surprise, un poste dans le nouveau secrétariat à la famille du gouvernement de François Fillon.

Titulaire d’un DESS d’information, communication et organisation des entreprises, Nadine Morano débute sa carrière politique en devenant chargée de mission au Conseil régional de Lorraine sa région natale. Elle devient par la suite responsable de la communication du Parc Naturel régional de Lorraine entre 2000 et 2002, avant d’élue députée de la cinquième circonscription de Meurthe et Moselle.

Ses positions vis-à-vis de la famille peuvent détonner dans un gouvernement de droite : en effet, Nadine Morano est favorable à l’euthanasie, au mariage homosexuel et à l’adoption par des couples homosexuels ; point sur lequel l’avis du président Nicolas Sarkozy diverge. La toute nouvelle secrétaire d’état est même membre de la mission parlementaire sur la fin de vie, créée à la suite de l’affaire Vincent Humbert ; aujourd’hui relancé par Chantal Sébire.

Concernant ses positions tranchées sur la famille, cette mère de trois enfants se dit « rester fidèle à ses convictions », notamment concernant l’adoption par les couples homosexuels.

Sur le délicat sujet de l’euthanasie, elle rappelle qu’elle est à l’origine de la loi sur la fin de vie et le droit des malades, avec le socialiste Gaétan Gorce, prônant également l’ouverture d’une commission nationale d’exception d’euthanasie. Dans tous les cas, la nouvelle secrétaire d’état affirme qu’elle « appliquera le projet présidentiel à la lettre »…