En obtenant 51.91% des voix, Jean Sarkozy bat son père en matière de précocité : élu à 21 ans dans le canton de Neuilly Sud, il fait ici mieux que le président, devenu conseiller municipal de Neuilly à l’âge de 22 ans.
Né en 1986 du premier mariage de Nicolas Sarkozy avec Marie-Dominique Culioli, le jeune politicien bat, dans le fief de son père, les candidats du MoDem Alexandre Harmand et Ps Marie Brannens.
Etudiant en droit à la Sorbonne, (comme son père) Jean a été scolarisé à Neuilly. Passionné de théâtre, le jeune homme blond à la chevelure rebelle semble avoir assimilé toutes les intonations de Nicolas Sarkozy.
Très à l’aise avec les électeurs, il a eu un rôle actif dans la campagne de David Martinon, qu’il soutenait, avant de le lâcher brusquement. Après ce feuilleton à rebondissement, et malgré les réticences de certains de l’UMP, il a obtenu l’investiture pour le canton de Neuilly Sud dès le premier tour.
Evidemment, cette investiture fait beaucoup parler : Après le père le fils ? se demandent beaucoup. En tout cas, une chose est sûre : la politique est la seconde nature de Jean Sarkozy, qui s’investit « A mort » dans son nouveau rôle.
Mais peut il faire mieux que son père ? Une dynastie politique Sarkozy est –elle en train d’éclore ? Deviendra t-il par la suite, comme son père le fut à 28 ans, maire de Neuilly sur Seine, l’une des villes les plus riches de France ?
Accusé par beaucoup de toucher un héritage électoral, il se défend en disant : « Ce n’est quand même pas criminel de choisir de s’engager pour les autres ! ».
Jean Sarkozy prend donc sa mission avec beaucoup de sérieux. Interrogé sur RTL dernièrement, il se défend de fumer du cannabis, ne boit pas et explique faire campagne depuis l’âge de trois ans. Pas de doutes, le virus a donc bien été transmis. Beaucoup aujourd’hui lui promettent d’ailleurs un brillant avenir ; le président du conseil général des hauts de seine, Patrick Devedjian, dans lequel Sarkozy junior devra désormais faire ses preuves, est formel : Jean Sarkozy ira loin, très loin.
Une destinée nationale ? Dans tous les cas, le petit Jean semble avoir beaucoup appris des méthodes de son père : Aisance, charme, sourire ultra bright et fameux « faites nous confiance » lâchés à qui veut l’entendre, Jean Sarkozy ira loin. Ou pas !