L’excellent acteur Jean Paul Rouve se glisse dans la peau d’un des plus célèbres gangsters de France, Albert Spaggiari, dans le film dont il est aussi le réalisateur, « Sans arme, ni haine, ni violence ».
Albert Spaggiari, c’est ce bandit qui défrayé la chronique dans les années 70 en France, auteur de ce qui fut surnommé le « casse de Nice ».
Après avoir braqué la banque, il reste insaisissable des services de police pendant des années,. En cavale en Amérique du Sud, Albert Spaggiari multiplie les rencontres avec des journalistes, faisant des photos, comme pour mieux rire au nez et à la barbe des policiers français. L’un des journalistes (Gilles Lellouche) découvre alors que ce type n’a rien à voir avec le modèle de grand banditisme que la presse française veut faire croire. Généreux et fauché, souffrant de ne pas être plus reconnu, Albert Spaggiari se révèle être une sorte de vantard plein d’humour et de contradictions en fait très attachant.
Et il est d’autant plus attachant qu’il est donc interprété dans le film par Jean Paul Rouve, très bon dans son costume à carreaux pat’ d’ef’.
Le dunkerquois est devenu un véritable comédien, enchaînant les films et s’affirmant de tournages en tournages comme une valeur sûre du cinéma français.
« Astérix et Obélix : Mission Cléopâtre », qu’il tourne d’ailleurs avec Isabelle Nanty, son ancienne prof lorsqu’il était aux cours Florent, lui apporte la reconnaissance du grand public. Il enchaîne ensuite avec « Mais qui a tué Pamela Rose ? » de Kad et O, qui est un véritable carton au box office.
Mais Jean Paul Rouve ne sait pas que faire rire et le montre : dans « Monsieur Batignole », de Gérard Jugnot, il entre dans la peau d’un collabo et obtient le césar du meilleur espoir masculin.
Entre son interprétation de Michel Polnareff dans « Podium » et son rôle dans « Je préfère qu’on reste amis… » avec Gérard Depardieu, Jean Paul Rouve enchaîne les participations dans des films à succès.
En 2005, il est à l’affiche de la comédie de l’été, « Nos jours heureux ». Puis c’est l’apothéose avec le film « La môme » dans lequel il joue le père d’Edith Piaf. « Sans arme ni haine ni violence » est son premier film en tant que réalisateur. Et comme l’on n’est jamais mieux servi que par soi même, il y interprète le rôle principal, Albert Spaggiari.